LIVRES

Iconito met  à disposition pour consultation et vente leurs livres, dès le lundi 7 juillet. Nous vous donnons rendez-vous pour une signature en fin de semaine dans le jardin de l’atelier Gaston de Luppé.

David Desaleux //Etats des lieux//Mediapart

PRESSE-etatdeslieux

Le regard du photographe comme fil d’Arianne de l’enquête de terrain, la méthode est inhabituelle. Soutenu par une maquette originale, ce parti-pris offre plusieurs entrées de lecture, l’observation brute du photographe, le matériau d’enquête avec les entretiens et enfin les textes. Cette association originale entre photographies et témoignages séparés de l’analyse sociologique permet de rendre compte de l’activité de l’administration au « ras-du-sol », au plus près des points de vue des agents et des espaces de travail. L’origine de ce projet vient de ma rencontre, il y a quelques mois, avec les bâtiments de la Cité administrative d’Etat de la Part-Dieu. Depuis j’ai appris l’existence d’une réforme de l’Etat territorial et d’une réorganisation de ses diverses administrations. J’ai appris que cette réforme devait prochainement se traduire par des fusions de services et des déménagements, par une redistribution des lieux de l’Etat. L’état des lieux n’en devient que plus urgent, tandis que le projet photographique gagne en intensité : accompagner par l’image ce tournant décisif de l’histoire administrative, montrer dans un même mouvement l’avant, le changement et l’après, constituer la mémoire du passé en se projetant vers l’avenir, mettre en valeur le patrimoine d’hier et de demain.

D. Desaleux

Jean Michel André //Maroc épuré”//Editions Senso Unico

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L’œil a fait le choix de la lenteur sur la route d’un chant enveloppé dans le brouillard. Derrière l’invisible, ce qui reste. Un monde qui n’appartient qu’à celui qui cherche à capter quelque chose que nous ne voyons pas ou qui nous est si proche que nous la négligeons.Ainsi le travail de Jean-Michel André se situe entre la magie de la vie quotidienne, c’est-à-dire modeste et même pauvre, et la quête de l’infini. Il parvient à contourner la trappe du malentendu inhérent à l’art de la photographie, la transforme et en joue afin que la photo ne soit pas l’ombre de la vie mais la vie même telle que nous ne savons pas la voir.L’artiste est celui qui marche, l’évidence dans les yeux. Ce rapport au réel est forcément miné par l’exercice de la photographie qui va au-delà d’une transmission d’images. La blessure n’a pas de refuge. Elle est là dans cet amas de caisses en bois ou dans ces objets utilitaires oubliés ici ou là. La lucidité est à la mesure du renoncement de celui qui a réalisé que l’âme souffre quand le corps s’égare. Jean-Michel André avance sans déranger la poussière, sans que l’irrationnel merveilleux ou inquiétant ne s’érige en vérité. Le poète est celui qui perçoit la vérité là où personne ne se préoccupe de son existence. Il ne la célèbre pas avec tapage, mais s’y soumet avec élégance et joie. Les photographies de Jean-Michel André ont quelque chose de cette joie subtile et discrète. Dépouillement, discrétion, pudeur, là sont les chemins par lesquels il passe et ne s’en vante pas.

Tahar Ben Jelloun

Cléménce Floris & Gwenaël Tanguy//30 minutes project//

Un trek. Presque un défi. Le relief de l’Islande pour s’isoler au milieu de l’immensité de ses panoramas vierges.
Une fuite. Le point de fuite au coeur d’un procédé systématique : une photo toutes les 30 minutes, droit vers l’horizon. Inaccessible, nous avançons pourtant vers lui, guidés par cet unique chemin. De pas en page, le relief change, les paysages évoluent, le temps se matérialise. Parfois, le même paysage se fige et défile inlassablement malgré les kilomètres. Chaque photo devient alors un objectif, un repère pour l’esprit dans ces étendues désertiques. Le chemin est toujours là, devant nous, immobile au centre de l’image. Petits points mouvants, nous le suivons et traversons les montagnes, les rivières et le temps.
C.Floris

Livres photographes invités

 

Michel Monteaux,//Vertiges //éditions Terre Bleue

Vertiges

Michel Monteaux a sillonné le front de mer de la Somme au niveau du bois de Rompval. Des troncs torturés par le vent et le sel, des esprits de bois déjà vaincus par l’avancée de la mer qui gifle patiemment le bas de la falaise de craie et la ronge inexorablement. Le sol s’interrompt brutalement. C’est le vide et le vertige. Là, en haut de la falaise, au bord de cette tranchée terrible, on entre dans une panique jouissive. Michel Monteaux a saisi cet effroi. Et ses photographies donnent la chair de poule. Le vide est là. Le vent souffle. « Ne t’approche pas ! ». Le paysage nous raconte à l’oreille la condition humaine.

Terre Bleue

 

 

 

 El mir & Gosp//Totem//

affiche_01A vrai dire, il n’y a plus de « Monde » mais seulement des fragments d’un univers brisé, masse amorphe d’une infinité de « lieux » plus ou moins neutres où l’homme se meut” – Le sacré et le profane, Mircea Eliade.
Totem est une série de sculptures photographiées issue de la collaboration entre deux artistes photographes ; Sophia Elmir et Charly Gosp.
Dans la tradition, le totem apparaît comme un élément de divination, censé contenir l’âme et le pouvoir d’une divinité. Par l’assemblage de matériaux hybrides, la mise en scène de l’espace et la richesse des textures, il s’agit de redonner à la sphère éparse du quotidien une unité de sens. En somme, comment rendre à l’espace du présent une charge magique, une ordonnance sacrée, un pouvoir rituel ? Cette série révèle la matière, l’inertie, le pouvoir iconique de ces architectures figées. Ces constructions abstraites détournent l’objet et sa perception, donnent à voir le trompe l’oeil grâce à un travail de la ligne et de la perspective. Notre travail de l’image a pour but de combattre la fixité du quotidien en lui donnant les nouveaux contours d’une rêverie faite de lignes puissantes, de grains assumés et de reflets baroques.

 

John B. Singer//Prayers//027 Paper

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8X13//Boite//

COLLAGE8×13 est une association de huit étudiants de Paris I Sorbonne, chercheurs en histoire de la photographie sous la direction de Michel Poivert et treize photographes de Gobelins l’École de l’Image.

Après plusieurs mois de travail, elle propose une édition d’un nouveau genre : une « boite » accueillant un certain nombre de projets indépendants mêlant les textes et recherches des étudiants chercheurs aux images des élèves sortants de la section photographie des Gobelins.

Cette édition est une réflexion sur la construction d’un discours innovant sur la jeune création photographique française. Elle bouscule l’idée du livre d’artiste et se voue à un nombre d’édition restreint mais de collection.

L’alliance de jeunes universitaires et de jeunes photographes ne s’est encore jamais vue, et aujourd’hui, elle change le rapport chercheurs/photographes, puisque dans ce projet les photographes laissent carte blanche aux chercheurs réalisant leurs propres mises en page, sélections et associations d’images.



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